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2012, une année de bonheur à nos fidèles

31 décembre 2012

« Burundi, Charroi-Zéro ! Utopie ou mascarade de loi ? »

Classé dans : Non classé — grandslacsafrique @ 8:55

 

Du Land-cruser V8 à zéro-véhicule(s) au service public burundais !

G.B ! Fini, cette immatriculation ?  Bon attendons et voir ! Et puis…, déchiffrez ce sigle  comme vous voudrez, mais évitez le « Gouvernement Bandit » ! En citoyen, il m’est difficile de l’accepter, même si notre gouvernement n’en manquerait pas.

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Tenez, il y a quelques récents temps, le gouvernement burundais tenta un « charroi zéro », et dans cette collecte de véhicules de l’Etat, les burundais ont été, plus que scanda-choqués d’assister à un pillage nouveau : les véhicules collectés au sein de l’Office du Transport Commun (OTRACO), il n’y avait que des centaines de carcasses, des véhicules amputés de pièces voire de diverses parties. Personne n’a enquêté sur cette affaire. Qui est responsable de cette barbarie ? Personne ne sait ! Pourtant, chaque « véhicule » stationné à cet endroit, avait une affectation, quelque part. Ainsi, vous comprendrez aussi que j’ai préféré « Gouvernement », dans sa définition la plus large. C’est-à-dire, au de-là de la vingtaine de ministres que le Burundi compte. Existe-t-il un autre mot, plus significatif peut être, pour qualifier les auteurs de cette acte, que « bandits » !

Il y a une année, avec des amis, nous partagions un verre avec Dominique, un de ces distingués du football camerounais.  Oui, il admirait ce qu’il venait d’apprendre : « NKURUNZIZA parcourt le pays, roulant en vélo ». Normal que cet étranger de chez Paul BIYA, sans intention de politiser notre hôte, soit étonné.  Avant, il y a eu un Sankala. Avant encore, il y avait eu, sous d’autres époques et cieux, un Jean Baptiste BAGAZA. Un samedi des années 1980, je fus stupéfait de voir le Colonel Bagaza en « VW coccinelle »,  au fond du pays, chapeau-borsalino de notables locaux, long veston noir, seul. Oui, à chacun, sa manière de connaitre et de diriger son pays. J’irais plus loin, de se rapprocher ou plutôt de séduire son peuple.

Mais alors, ce 21ème siècle marquera une histoire de clown dans ce Burundi appauvri : véhicules dernier-cris, de la land-cruser V8. Comment un fonctionnaire de ce gouvernement peut-il s’acheter un US hummer (tant mieux, si c’est honnête),…, aux « je ne sais quoi » comme marque de véhicule, cachant certaines autorités complexés de ce pays, surtout que c’est le gouvernement en premier qui n’hésite pas à s’en procurer. Le peuple  a métaphorisé ce genre de véhicule : « centre de santé ».

Par exemple, « (…), les ministres recevront des crédits pour s’acheter leur propre véhicule », dit notamment le nouveau projet de loi, ou plutôt, la prochaine loi de depuis février prochain, à en croire cette utopie locale ! Vers le charroi zéro au service public !

Utopie ou mascarade ?

Buja

Bdi

Tous les bailleurs du pays exigent l’austérité du G.B. Rigueur dans les dépenses étatiques ! Des organisations de la société civile dénoncent, il y a des années, le gaspillage gouvernemental. Le charroi de l’Etat retrouvé dans les affaires de familles ou, « mieux encore », de certains partis politiques au pouvoir. Bon, tout ça n’est pas que pour aujourd’hui. Seulement, les époques changent. Mais encore, rien n’est précis : que seront les administrateurs sans camionnette de l’Etat ? Finalement, Hussein Radjabu avait raison de penser équiper les communes et députés, quelque soit la façon, en véhicule !

Qui a dit qu’en Belgique, traditionnel partenaire militaire du Burundi, on ne trouve jamais un officier de l’armée au volant du véhicule de service ? Au Burundi, on aime dire, « Les chiens aboient et la caravane passe ». Le Président aime prononcer ce nom commun (chien). Oui, c’est probablement le meilleur des être vivants fidèles ! Mais,…, oh ! Il faut signaler à ceux qui sont moins informés quant à la gouvernance mondialisée que, comme dans plusieurs nations, encore plus au Burundi, la caravane tombe de plus en plus dans ses propres pièges ! « Mieux encore », la Hollande, grand partenaire, pour ne pas dire « aide » de la police burundaise aurait, très dernièrement crié (un rapport) : « Basta ». « Trop c’est trop », avancerait-on. Ces camionnettes policières sont retrouvées dans BEAUCOUP d’autres activités, SAUF l’activité principale ! Quand finira-t-on par comprendre que les vélos remplacent, petit à petit, ces dites camionnettes, en tant que dons ?

En tout cas, une loi salutaire et pour tous, si et seulement si !

Le 10/07/1981, à Bessillé, MAUROY, P., disait : « La nouvelle citoyenneté que nous voulons construire avec tous a pour but de donner aux citoyens, aux usagers, aux consommateurs, aux travailleurs, aux entrepreneurs les moyens de la liberté et de la responsabilité, les moyens de participer vraiment à l’organisation de leur vie quotidienne».

Premièrement, pensons au changement de mentalités. Ne vous ai-je pas témoigné ici, il y a quelques temps, de cette Dame, un des honneurs de ce petit pays, qui, même en tant que Ministre, elle se faisait conduire dans sa propre jeep, laissant la gouvernementale à ses cadres ? Quelle élégance rare ! Oui, rappelez-vous-en. Comprenons ses civilités ! Elle n’est pas éduquée à prouver quoi que ce soit ! Pire, comment la considère-t-on ? Un jour, alors qu’elle venait de quitter ce poste de ministre, se baladant dans la rue, sans policier, une femme s’en approche pour lui demander ce qui n’allait pas ! Comme elle a le sourire aux lèvres,… A quelques pas plus loin, elle entendait « Regardez, elle marche désormais à pieds ! » Toujours, …, elle souriait. Elle avait tout ce qu’on lui croyait démunie, chez elle ! De la garde au véhicule !

Deuxièmement, que vont devenir ces « petits » cadres devenus arrogants ? D’abord, ils seront « démobilisés » = retour à la vie normale ! Ils apprendront à « mieux gérer leur vie quotidienne »[1] : les policiers qui étouffent dans ces véhicules de l’Etat, gardant leur « nouveau maître » de rien, deviendront un fardeau ! Ils leurs seront embarrassants ! Fini les luxes cyniques dans un tel pays au

x citoyens croupissants dans la pauvreté.     Ils devront apprendre du sage Ruhotora Papien, un des architectes de ce projet, lui qui n’a jamais besoin de gonfler pour être respecté Cadre du pays. Ils devraient apprendre du sage Gahungu Jean-Bernard que la société connait et respecte depuis des décennies, au service de cette nation, dans toute l’humilité qui le rehausse.  Ça s’appelle de l’ « Aura ». C’est la seule autorité légitime. Une seule tricherie, faisable, à la loi : changer la plaque « G.B » en « IT », et garder le système !

Au fond, je n’ai rien de mal contre ceux-là même qui subiront directement la venue de cette dite loi, apprenant PEUT-ETRE à servir leur nation raisonnablement et avec responsabilité[2]. C’est juste que l’on ne corrige jamais les erreurs, avec toutes les chances qui s’offrent ou encore, c’est parce que cette loi n’a fait que trop trainer, vu le contexte et la logique économique et sociale au Burundi.

So what ? Pourquoi n’apprend-on des autres ? A coté, au Rwanda, « le charroi zéro » au service de l’Etat fait son âge, avec succès. Mon problème, Monsieur-Dame du ministère des transports, de la (bonne) gouvernance, des finances, whatever, est que les charrues me semblent placées aux devant des bœufs !

Sur le plan quantitatif, est-il vrai qu’ils restent insignifiants, ceux qui seraient directement touchés, disons, concernés par cette loi. Mais la volonté politique dans ce domaine me semble illusoire. Mais, faut-il noter que le charroi de l’Etat dénote un malaise/désordre généralisé, une mauvaise gouvernance, un manque de vision dans le domaine du transport au Burundi. Tenez, au Rwanda, pour ne prendre que l’exemple le plus similaire et géographiquement proche, le gouvernement a d’abord assaini et développé le transport public, surement par des faveurs aux privés. Pour ceux qui ne connaissent pas ce pays, des dizaines d’agences de transport en commun desservent tout le pays.

« Nous appuyons Isanganiro lors de ses 10 ans qu’elle est au service de la société parce que (…), nous partageons la vision d’une société développée dans ses divers angles de la vie. Avec elle, nous réussirons à contribuer à un transport plus humain, avec ponctualité (…), elle nous aiderait par exemple à sensibiliser la société vers un  développement avec civilité », disait fièrement Eric[3], en novembre 2012.

Au Burundi, les taxis voitures ont été dénommées « Bagdad » du fait que les « pauvre » passagers sont entassés jusqu’au capot, « comme de petits poissons », au vu et au su des autorités à commencer par les policiers agents de roulage. Needless de décrire les quelques bus « hiace » de transport en commun : « Toa hiyo poubelle ! Hamna ata assurance » (Kiswahili) (= Enlevez cette poubelle. Vous n’avez même pas d’assurance), disait un garagiste à un de ces chauffeurs de la capitale Bujumbura.

Bref [4], sait-on que Joe BIDEN se déplaçait en train en commun jusqu’en 2008 ?  Tout le monde se sentira à l’aise, en sécurité, décontracté et décomplexé à prendre un bus propre, en règle et ponctuel et, à la fois, ce sera économiquement bénéfique à tous et ça rapprochera les gens, et ça désencombrera les villes, et…, et… !  En tout cas, rêvons que ce n’est pas pour rien que cette loi est ré-annoncée le jour de l’inauguration de premier circuit de train long-trajet même si c’est en Chine ! Quel rêve devenu réalité! A-t-on droit de rêver que le G.B peut  réorganiser le transport en commun au Burundi ? Yeeep ! Première idée, encourager les privés qui veulent y contribuer et y faire leur affaire, mais équitablement.

The Machado



[1] Pierre MAUROY

[2] Idem

[3] Agence de Voyage VOLCANO

[4] Comprendre Eric de Volcano

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